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Témoignage de Noémie Granier – Ex Trade Marketing Manager au Moyen-Orient et Afrique (Dolce & Gabbana, Gucci…)

Dans ce nouvel article, nous avons fait la rencontre de Noémie Granier, ex Trade Marketing Manager de Dolce&Gabbana Beauté et Gucci Beauté. Elle nous dévoile aujourd’hui son parcours et son expérience à Dubaï, aventure qui a commencé il y a plus de dix ans.

 

Pourriez-vous nous parler de vous et de votre parcours ?

J’ai commencé mes études supérieures par un BTS commerce international, puis j’ai intégré en 2008 l’INSEEC à Bordeaux avec une spécialité International Business Management & Marketing. J’ai tout de suite su que je voulais travailler à l’international. Je ne savais pas où exactement mais je savais que je voulais partir à l’étranger.

 

J’ai commencé mon parcours international au Royaume-Uni, puis aux États-Unis, pour approfondir mon anglais. J’ai ensuite réalisé des stages en Inde et je suis ensuite partie à Dubaï pour mon stage de fin d’études. Cela m’a permis d’obtenir un premier emploi chez Clarins, en tant que Responsable Marketing, toujours à Dubaï. Ensuite, j’ai rejoint Procter & Gamble, en tant que Merchandising Manager où j’étais en charge de tout le développement opérationnel de la marque Dolce&Gabbana Beauté sur la zone Moyen-Orient et Afrique. Par la suite, j’ai obtenu une promotion en tant que Trade Marketing Manager pour Dolce&Gabbana Beauté et Gucci Beauté. Il s’agissait de dessiner la stratégie marketing des marques sur la région. Cette aventure très enrichissante s’est malheureusement terminée à la suite de la vente des marques de cosmétiques que possédait P&G.

 

Suite à cet événement, j’ai rejoint le groupe Shiseido en tant que Chef de Marque pour Shiseido et Dolce&Gabbana Beauté pour la région Moyen Orient. Le chef de marque s’occupe de tout le marketing stratégique et opérationnel dans une région donnée et il gère une équipe (chefs de produits, responsable e-commerce, responsable merchandising et presse). Il s’agit d’un poste multifonctions, qui touche à toutes les tâches du marketing ; le chef de marque est un vrai chef d’orchestre dans la société.

 

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Pourquoi avez-vous décidé de partir travailler à Dubaï ? Quels ont été les avantages ?

J’avais eu la chance auparavant de me rendre en Asie et aux États-Unis. Le Moyen-Orient était une région du monde en plein développement, qui m’attirait. Les deux stages que j’ai faits à Dubaï m’ont permis de découvrir cette ville et de confirmer mon attrait pour celle-ci. J’ai également vu qu’il y avait beaucoup d’opportunités à Dubaï.

 

A l’époque, cette ville n’était pas aussi attractive qu’aujourd’hui mais j’y ai vu un potentiel et j’ai voulu tenter ma chance. J’ai trouvé la qualité de vie agréable ; professionnellement il y avait l’opportunité d’acquérir un poste avec des responsabilités que je n’aurais pas pu obtenir en France au même âge, avec la même expérience. La zone Moyen-Orient/Afrique m’a permis de voyager dans des pays où je ne serais jamais allée tels l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Liban, le Qatar, la Jordanie, l’Égypte, l’Afrique Du Sud ou encore la Turquie. A Dubaï, j’ai aussi découvert de nouvelles cultures : la ville est cosmopolite et compte plus de cent vingt nationalités qui se côtoient dans le plus grand respect. 

 

De quelle façon se déroule le recrutement à Dubaï ? 

LinkedIn marche très bien, il y a beaucoup d’offres, mais il est vrai que la majeure partie des opportunités se trouvent grâce au réseau. Il est important de connaître des professionnels dans les secteurs dans lesquels on souhaite travailler. Il y a aussi les cabinets de recrutements comme Michael Page qui peuvent proposer de belles opportunités. Toutefois, il faut savoir qu’une personne en recherche d’emploi ou stage à Dubaï a peu de chances que son CV soit retenu si elle n’est pas sur place. Avec la crise sanitaire, les échanges se simplifient grâce aux entretiens digitaux et c’est sans doute un peu plus facile qu’avant, mais il est quand même important de savoir que l’expérience locale prime.

 

Quelles ont été les difficultés que vous avez pu rencontrer lors de votre expatriation ?

Je n’ai pas vraiment eu de difficultés à m’expatrier. Plus de 85% des habitants des Emirats Arabes Unis sont des étrangers, tout est donc bien organisé pour les accueillir. L’installation a été très facile. C’est très simple de trouver un logement (il n’y a pas besoin de garant, il faut seulement pouvoir payer le loyer et la caution demandés), d’ouvrir un compte en banque, d’acheter une voiture, etc. Tout le monde parle anglais, c’est facile de communiquer avec les gens.

 

Est-ce qu’il y a des profils plus attractifs que d’autres pour venir travailler dans les Émirats ?

La plupart des profils que je côtoie sont des cadres dans les secteurs du marketing, du commercial et de la finance. Il y a aussi des ingénieurs et des entrepreneurs. Nous voyons certains profils plus atypiques, mais ils se font plus rares.

 

Que diriez-vous à un francophone qui souhaite s’expatrier à Dubaï ?

Si votre rêve est d’y travailler, il faut foncer et y aller ! C’est une ville qui vit à cent à l’heure, tournée vers le futur, avec énormément d’opportunités. La qualité de la vie est exceptionnelle. Mais n’oubliez pas que Dubaï reste une ville où le coût de la vie est élevé, notamment le logement. De ce fait, si vous n’êtes pas sur place, il faut se renseigner et commencer ses recherches avant de partir pour ne pas se retrouver en difficulté sur place. Aussi, il faut savoir qu’il n’y a ni impôts ni taxes mais également aucune prestation sociale (retraite, chômage). Il faut avoir conscience de cela avant d’accepter un emploi.

 

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